Noël corse – Traditions et Légendes

NOEL CORSE

Chaque région nous livre son histoire de fêtes de Noël et l’on aime les partager le soir venu. Voici donc comment les corses, au coin du feu, au creux de l’hiver nous invite à le découvrir.

Tino ROSSI !

En 1946, la célèbre chanson PETIT PAPA NOEL, fut réécrite par le célèbre corse, Tino Rossi. Il adapte un chant qui, a l’époque comptait l’histoire d’un enfant priant pour le retour de son père, détenu en Allemagne pendant la guerre. Une nouvelle version douce, nait pour ne plus jamais quitter l’esprit des français.

LE SAVIEZ-VOUS ?

C’est après les années 50 que l’enfant Jésus, passe le flambeau au père Noël. En effet, auparavant les oranges et bonbons étaient distribués par Jésus, selon les rites religieux.

A ce titre, il était à l’époque la vedette des festivités, aucun autre personnage n’était présent dans la crèche…

  • UNE BUCHE PAR CONVIVE . Une légende encore vivante de nos jours, requiert toute l’attention autour du feu de cheminée. On compte le nombre de convives pour le nombre exact de bûches. Si la règle n’est pas respectée, autant de bûches manquantes pour le nombre de deuils à venir l’an prochain.
  • Les 7 veillées : Jusqu’aux années 1900, en haute Corse ( Balagne et Castagniccia) les jeunes du village, par petit groupe, se rendaient auprès de 7 familles du village pour partager des pâtisseries, spécialement préparées pour l’événement, par la maîtresse de maison. Avant de partir, ils déposaient en échange du bois, pour réchauffer le foyer. Une empreinte de solidarité et de respect des anciens, ancrés dans le collectif corse.

Un bûcher de village

Les enfants de la commune, au matin du 24 décembre, prenaient en charge la préparation d’un grand feu devant l’église du village. La récolte à la criée devait essentiellement provenir des fermes, jardins et maisons du village (branchages, et autres restes de bois disponibles).

Le Rocchiu, en corse « Au Rocchiu », s’embrasait à la sortie de la messe jusqu’au petit matin du 25 décembre. Par tradition, les villageois venaient alors à tour de rôle, remplir un sceau de cendres encore chaudes pour les déposer dans leurs cheminées.

Le repas d’Antan

  • Toujours présente, l’assiette du pauvre « u piattu di u puvarettu », respectait la coutume.
  • En fin de repas, chaque enfant recevait une orange.
  • Après la messe de minuit, au retour de l’église, les familles partageaient autour d’un feu, des figatelli (saucisses au foie) des fritelles (beignets de courgettes), fiadones (gâteau au brucciu) et des châtaignes grillées.

UN REPAS SPECIAL

La fin d’année ne fait pas exception aux repas copieux sur l’Ile. Vous y retrouvez dans l’ordre :

  • En entrée, œufs de mulet ou brouillade d’œufs aux d’oursins, ou charcuterie, prisuttu (jambon cru) et coppa
  • En plat principal, agneau rôti accompagné de polenta.
  • En dessert, on goûte à la délicieuse « Ceppu di Natale Castagniu » C’est le dessert traditionnel de Noël, une bûche à la châtaigne, fruit emblématique de l’île de beauté.

 

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